Développement humain

Banque mondiale – Rapport sur les migrants climatiques

La définition d’un migrant climatique suscite des divergences et des débats au sein de la communauté scientifique. Comme le précise Chloé Vlassopoulos dans un article pour la revue Cultures & Conflits, « La mise en liaison des migrations et de l’environnement n’est pas un fait révélé par son évidence objective, ni une invention des institutions internationales dans leur effort de s’attribuer un nouvel espace d’action. » 

Le nouveau rapport de la Banque mondiale précise pourtant que 140 millions de personnes devront peut être migrer à l’intérieur de leur pays d’ici 2050 à cause des effets liés au dérèglement climatique.

Ces flux migratoires concerneraient essentiellement l’Afrique subsaharienne, l’Asie du sud et l’Amérique latine.

  • 86 millions de migrants pour l’Afrique subsaharienne,
  • 40 millions de migrants pour l’Asie du sud,
  • 17 millions de migrants pour l’Amérique latine.

La sécheresse, les mauvaises récoltes, l’élévation du niveau de la mer et l’aggravation des ondes de tempêtes seraient les principales causes des futurs déplacements de population dans ces régions.

Vous pouvez télécharger une synthèse du rapport en français ci-dessous
rapport français

Le rapport se base sur trois scénarios du plus pessimiste au plus favorable.

4 messages clés ressortent du rapport:

  1. Les migrations climatiques internes vont s’intensifier d’ici 2050 puis s’accélérer, à moins que des mesures concertées ne soient prises sur le climat et le développement,
  2. les pays peuvent s’attendre à voir apparaître des foyers d’émigration et d’immigration du fait du climat. Ceux-ci auront des conséquences importantes pour ces pays et la planification future du développement,
  3. la migration peut être une stratégie d’adaptation au changement climatique si elle est gérée prudemment et accompagnée de bonnes politiques de développement et d’investissements ciblés,
  4. la migration climatique interne est peut-être une réalité mais elle ne doit pas donner lieu à une situation de crise. Des actions menées dans trois domaines clés pourraient permettre de réduire le nombre de personnes contraintes de se déplacer en situation de détresse.

 


Pour aller plus loin
 – Article de la banque mondiale sur les migrants climatiques

– Débats sur les politiques migratoires de l’OCDE

Rapport complet en anglais

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s